Le tribunal de Mfou a rendu son verdict ce 21 avril 2026 dans l’affaire impliquant le chanteur camerounais Saint Désir Atango, poursuivi pour inceste sur ses propres filles, pratiques mystiques et manipulations occultes. Une affaire qui avait profondément choqué l’opinion publique depuis sa médiatisation en juin 2025.
Aveux
C’est paradoxalement Saint Désir Atango lui-même qui avait porté cette histoire sur la place publique, s’en vantant presque sur les réseaux sociaux. L’artiste justifiait ouvertement ses relations incestueuses avec ses filles, l’une d’elles affirmant même croire que son père était un prophète et avouant avoir eu un enfant avec lui. Une autre fille avait pour sa part déclaré avoir été contrainte et violée par son père.
Verdict
Au terme d’une procédure marquée par des déclarations accablantes, Saint Désir Atango a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de prison ferme. Au cours de l’audience, il a reconnu des relations sexuelles avec ses filles et a confirmé être le père de l’enfant de l’aînée.
Le sort des deux filles a été tranché différemment :
L’aînée, avec laquelle il a eu un enfant, a été condamnée à trois ans de prison ferme et se trouve incarcérée avec son nourrisson.
La cadette, qui avait témoigné avoir subi ces actes sous contrainte, a quant à elle été acquittée et libérée.
La mère des victimes, à l’origine de la plainte, n’a pas pris la parole publiquement après le jugement.
Une affaire qui a marqué les esprits
Cette condamnation, rapportée notamment par la journaliste Cathy Yogo, met un terme à une affaire particulièrement sensible qui a suscité une vive indignation au Cameroun. Elle rappelle l’importance de la vigilance face aux dérives sectaires et aux abus commis au sein du cercle familial sous couvert de croyances religieuses ou mystiques.
Oudiar
Saint Désir Atango condamné à 5 ans de prison ferme pour inceste et pratiques occultes

