Le corps de Jean Patience Mbouck Malep, directeur de l’école publique de Sikoum, a été retrouvé sur la route nationale reliant Douala à Edéa. Les circonstances de son décès restent troubles.
C’est une nouvelle qui a plongé la communauté éducative et les habitants de la commune de Dibamba dans la consternation. Jean Patience Mbouck Malep, directeur de l’école publique de Sikoum, dans le département de la Sanaga-Maritime, a été retrouvé sans vie en bordure de la route nationale numéro 3, le mercredi 13 mai 2025, aux environs de 20 heures.
L’homme, surnommé affectueusement « président du Vatican » ou encore « seul bonbon mousseux » par ses proches, venait tout juste de quitter son lieu de travail pour regagner son domicile à Edéa, distant d’une vingtaine de kilomètres. Il ne l’atteindra jamais. Son corps a été découvert avec des traces de sang sur le visage, sa moto se trouvant quasi intacte à ses côtés — un détail qui intrigue les enquêteurs et alimente les spéculations.
Sa dépouille a été transportée à la morgue de l’hôpital régional annexe d’Edéa, dans l’attente des conclusions de l’enquête judiciaire.
Deux hypothèses s’affrontent
À ce stade, les causes exactes du décès n’ont pas encore été établies. Deux thèses principales circulent.
Accident de la route,
La brigade de gendarmerie de Logbadjeck (Dibamba) penche pour un accident de circulation dont l’autre conducteur aurait pris la fuite après les faits.
Agression criminelle
Des riverains et proches du défunt, présents sur les lieux à la découverte du corps, évoquent plutôt une agression qui aurait mal tourné, en s’appuyant sur plusieurs indices concordants.
Ce drame survient dans une zone déjà marquée par une série d’incidents alarmants. Le 9 novembre 2025, deux techniciens de retour de chantier avaient été braqués sur cette même portion de route : leur moto avait été emportée, mais ils avaient eu la vie sauve. Quelques mois plus tôt, le 10 février 2025, la disparition d’un certain Thomas Bihay avait conduit à la découverte de charniers humains et au démantèlement d’un réseau criminel actif sur cet axe de la commune de Dibamba.
Ces événements successifs dressent le portrait d’un corridor routier particulièrement dangereux, notamment en soirée, et posent avec acuité la question de la sécurisation des nationales dans cette région.
Appel à la vigilance : Les autorités et la presse locale rappellent aux usagers d’exercer la plus grande prudence sur les nationales N°3 (Yaoundé-Edéa-Douala) et N°7 (Edéa-Kribi), en particulier en dehors des heures de jour.
Enquête ouverte
Les éléments de la gendarmerie ont ouvert une enquête. Seules ses conclusions permettront de déterminer avec certitude les circonstances du décès de Jean Patience Mbouck Malep. En attendant, sa disparition laisse un vide profond dans l’école publique de Sikoum qu’il dirigeait, ainsi que dans le cœur de ses proches et de la communauté locale.
Oudiar
Mort mystérieuse d’un directeur d’école sur la Nationale N°3, accident ou agression ?

