Agressions, meurtres, drogues — deux semaines d’opérations ciblées pour mettre fin à la terreur.
Ils opéraient la nuit, armés de couteaux et machettes, semant la peur dans les marchés, les quartiers et les axes routiers de la Lékié. Vingt-deux d’entre eux viennent d’être mis hors d’état de nuire.
Les éléments de la Première région de gendarmerie ont bouclé, au terme de près de deux semaines d’opérations sécuritaires ciblées, une vaste rafle dans plusieurs localités du département de la Lékié, région du Centre. Les villes de Nkometou et d’Obala figurent parmi les principales zones d’intervention.
Tableau criminel
Le bilan est éloquent. Les vingt-deux suspects interpellés sont accusés d’agressions à l’arme blanche, de meurtres et de trafic ainsi que de consommation de stupéfiants. Sept d’entre eux sont des repris de justice, déjà connus des services de sécurité pour des faits similaires — ce qui indique que certains réseaux avaient survécu à de précédentes interpellations.
Pour les populations de la Lékié, l’annonce de ces arrestations est vécue comme un soulagement immédiat. Depuis plusieurs semaines, les habitants de Nkometou, Obala et des localités environnantes vivaient dans une inquiétude permanente, rythmée par les agressions nocturnes et les actes de grand banditisme.
Enquêtes en cours
Si ces arrestations constituent un coup de filet significatif, les autorités sécuritaires se gardent de tout triomphalisme. Les enquêtes se poursuivent activement afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler d’autres cellules criminelles encore actives dans le département. L’objectif affiché est de tarir le réseau à la source, pas seulement d’en interpeller les exécutants visibles.
Dans les prochains jours, les vingt-deux suspects devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. Pour les habitants de la Lékié, c’est la promesse d’une justice que beaucoup attendaient depuis trop longtemps.
Oudiar

