Ce qui aurait dû rester une banale querelle d’argent s’est transformé en drame irréparable.
À Bangangté, dans la région de l’Ouest Cameroun, Tchouakam Béatrice épouse Feutmi s’est retirée dans sa chambre après une vive altercation avec sa fille, au sujet d’une somme de 4 000 francs CFA qui lui aurait été subtilisée. Elle s’est endormie sans se douter que la nuit serait la dernière de sa vie.
Aux alentours de deux heures du matin, sa fille Bijoux, âgée de 29 ans, a fait irruption dans la chambre, une machette à la main. Elle s’est acharnée sur sa mère avec une violence inouïe, lui infligeant des blessures fatales. Le silence de la nuit a étouffé le carnage.
Sitôt son forfait accompli, la jeune femme a tenté d’effacer toute trace de son crime. Elle a lavé les draps et le matelas imbibés de sang. À des voisines que l’agitation inhabituelle avait intriguées, elle a répondu avec un calme glaçant que c’était son bébé qui avait souillé le lit. L’eau rougeâtre s’est écoulée, emportant, croyait-elle, les preuves de l’horreur.
C’est la famille, alertée par l’absence de nouvelles, qui a finalement forcé la porte. Elle a découvert le corps de Tchouakam Béatrice, gisant dans une mare de sang.
Les voisins, eux, disent ne pas être surpris. Depuis un certain temps, des disputes violentes opposaient régulièrement mère et fille. Une machette avait déjà été brandie lors de précédents accrochages. Les menaces, semblait-il, n’étaient pas de simples mots.
Cette fois, l’irréparable a été commis.
Bijoux a été interpellée et placée en garde à vue. Sa mère, elle, ne reviendra pas. Derrière les murs de cette maison devenue tombeau, une famille est dévastée, et tout un quartier sous le choc.
Oudiar

