Société

Logbaba (Douala IIIe), un ami de confiance s’approprie le duplex d’un Camerounais de la diaspora

Il croyait avoir trouvé en son ami intime l’homme de confiance idéal. Ce Camerounais établi en Occident, comme tant d’autres membres de la diaspora, nourrissait le rêve de construire chez lui, au pays. Après plusieurs mauvaises expériences avec des prestataires peu scrupuleux, il décide de confier la supervision de son chantier à un ami proche, quelqu’un en qui il avait une confiance absolue. L’accord semblait simple : suivre l’avancement des travaux, veiller à la bonne utilisation des fonds, et rendre compte régulièrement.
Dans un premier temps, tout se déroule à merveille. Les travaux avancent, les rapports sont positifs, et l’imposant duplex prend forme à Logbaba, dans l’arrondissement de Douala IIIe. Le propriétaire, depuis l’étranger, se félicite d’avoir fait le bon choix.
Mais dès la fin du chantier, le visage de l’ami change du tout au tout. Plutôt que de remettre les clés au légitime propriétaire, il s’y installe avec toute sa famille, comme si la maison lui appartenait de droit. Les appels téléphoniques restent sans réponse. Le numéro est ignoré, les messages sans suite.
Face à cette situation ubuesque, le propriétaire effectue plusieurs voyages au Cameroun pour tenter de reprendre possession de son bien et d’obtenir des explications. En vain. Son ancien ami lui claque la porte au nez, refusant tout dialogue et se justifiant, avec un aplomb déconcertant, en affirmant qu’il n’est pas son employé et n’a donc de compte à rendre à personne.
Désespéré, la victime se tourne vers les institutions. Une plainte est déposée auprès des forces de l’ordre. L’affaire est ensuite portée devant les tribunaux. Mais là encore, les démarches s’enlisent dans les méandres d’une justice lente : des allers retours incessants, des renvois répétés, et toujours aucune issue concrète pour ce propriétaire dépossédé de son propre bien par celui qu’il considérait comme son frère.
Cette affaire, malheureusement loin d’être isolée, met en lumière la vulnérabilité des membres de la diaspora face à des abus de confiance qui se multiplient. Elle soulève également des questions profondes sur l’efficacité du système judiciaire à protéger les droits des citoyens, victimes d’usurpation de propriété.
Oudiar

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