L’horreur s’est invitée hier en plein cœur de la journée à Bota, un quartier de la ville de Limbe dans la région du Sud-Ouest du Cameroun. Une femme opérant un kiosque de mobile money a été froidement abattue par des individus armés venus la dévaliser, semant la consternation dans toute la ville.
La victime a été identifiée comme Arrah Agbor Bawak Egbe Epse Bechemagbor, plus connue de ses proches et clients sous le nom de Mme Arrah. Elle exerçait son activité au carrefour GRA Junction à Bota, l’un des points de passage animés de la ville portuaire.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les assaillants l’ont approchée directement sur son lieu de service avant de lui tirer dessus **à bout portant**, sans la moindre sommation. Après ce geste d’une violence extrême, les malfaiteurs ont pris la fuite en emportant le sac de la victime, qui contenait des sommes d’argent liquide dont le montant exact n’a pas encore été communiqué par les autorités.
Ce crime commis en pleine lumière du jour, dans un espace public fréquenté, témoigne d’une audace criminelle qui glace le sang et soulève de profondes questions sur la sécurité des petits commerçants et opérateurs économiques informels dans la région.
Choc
La nouvelle de ce meurtre a rapidement circulé dans les rues de Limbe, provoquant une vive émotion au sein de la population. Mme Arrah, figure familière de son quartier, laisse derrière elle une famille profondément dévastée par cette disparition aussi soudaine que tragique.
Des voisins et clients réguliers ont exprimé leur effroi face à la brutalité de l’acte. *”Elle était là tous les matins, souriante, prête à servir. On n’arrive pas à y croire”*, confie un habitant sous le choc.
Agents de Transfert d’argent manifestent leur Colère
En réaction directe à cet assassinat, **les opérateurs et agents de transfert d’argent de Limbe** sont descendus dans la rue ce **jeudi 7 mai 2026** pour exprimer leur indignation et leur ras-le-bol. Cette manifestation spontanée traduit un sentiment d’insécurité profond et croissant chez ces travailleurs, souvent exposés aux convoitises de criminels du fait de la nature cash de leur activité.
Les manifestants réclament une protection accrue de la part des autorités et des forces de l’ordre, rappelant qu’ils constituent un maillon essentiel de l’économie locale et de l’inclusion financière des populations les plus modestes.
Appel Urgent aux Autorités
Ce drame relance le débat sur la sécurisation des opérateurs de mobile money et de call box au Cameroun, particulièrement dans les zones anglophones où le contexte sécuritaire demeure fragile. Ces travailleurs, souvent isolés dans de petits kiosques, sont des cibles récurrentes de braquages, parfois mortels.
Les autorités locales et les forces de sécurité n’ont pas encore fait de déclaration officielle sur l’avancée des investigations, ni sur d’éventuelles arrestations. La population, elle, attend des réponses concrètes — et surtout, des actes.
Oudiar

