Dans une analyse percutante, Louis-Marie Kakdeu, Deuxième Vice-Président National du SDF (Social Democratic Front), affirme que le prix du carburant au Cameroun pourrait être considérablement réduit, atteignant potentiellement 200 FCFA le litre, au grand bénéfice des consommateurs.
Kakdeu souligne que le coût élevé du carburant, entièrement importé et lourdement taxé, est un facteur majeur contribuant à la cherté de la vie au Cameroun. Il explique que le carburant, en tant que facteur de production essentiel, influence directement les coûts de production, de transport et de distribution dans l’économie.
L’auteur critique sévèrement l’inaction du gouvernement camerounais face à cette situation. Il met en lumière le contraste frappant entre la performance du groupe Dangote, qui a réussi à révolutionner le marché du carburant en Afrique de l’Ouest en seulement six mois, et l’incapacité de l’État camerounais à faire de même en 43 ans.
Kakdeu pointe du doigt le manque de volonté politique, soulignant que les taxes collectées sur le carburant (environ 460 milliards FCFA par an) seraient largement suffisantes pour construire une nouvelle raffinerie moderne. Il accuse le gouvernement de maintenir délibérément des prix élevés pour des raisons de clientélisme politique.
En conclusion, l’auteur lance un appel au Président Paul Biya, l’exhortant à libéraliser le secteur du carburant conformément à ses propres directives, et à “libérer le Cameroun” si le gouvernement n’est plus capable de diriger efficacement.
Louis-Marie Kakdeu, titulaire d’un MPA, d’un PhD et d’une HDR, affirme que les solutions existent, mais que c’est l’action politique qui fait cruellement défaut au Cameroun.
Armand Ougock,

