C’est dans la nuit du 30 novembre 2025, aux premières heures du matin, que le drame s’est produit. Vers 4h du matin, un jeune homme répondant au nom d’ADJI est mort dans des conditions particulièrement violentes. Le drame s’est produit au quartier Melen, dans le secteur de Mini Ferme, relevant de l’arrondissement de Yaoundé 6e.
La Brigade de Gendarmerie de Melen, aussitôt informée, a dépêché ses agents sur place. Supervisés par leurs responsables hiérarchiques, les militaires ont conduit les investigations préliminaires habituelles, documentant la scène et collectant les premiers éléments de preuve. Le corps de la victime a ensuite été restitué à ses proches pour les funérailles, tandis que le quartier, sous le choc, tentait de réaliser l’ampleur du drame.
Fugitif
Dès l’ouverture de l’enquête, le principal mis en cause a rapidement compris que les gendarmes étaient sur sa piste. Pour échapper aux recherches, il a choisi de quitter Yaoundé et de prendre la route vers le sud du pays, faisant une halte à Ebolowa avant de se replier plus à l’est, à Bertoua. Pendant environ deux mois, il a tenté de brouiller les pistes, comptant sur l’éloignement pour décourager les enquêteurs.
Mais l’homme a commis une erreur de jugement lourde de conséquences. Convaincu que l’affaire avait été abandonnée et que les forces de l’ordre avaient tourné la page, il a décidé de rentrer discrètement à Yaoundé en février 2026. Ce retour, qu’il pensait passer inaperçu, avait en réalité déjà été anticipé par les services de renseignement de la gendarmerie.
Arrestation
Le 22 février 2026, aux environs de 7h du matin, les enquêteurs de la Brigade de Melen ont bouclé le quartier Nkoldongo et interpellé le suspect à son domicile, sans qu’il puisse opposer la moindre résistance. L’opération, préparée de longue date, s’est déroulée sans incident.
Selon le commandant de la brigade, l’Adjudant-Chef-Major NZHIE Jean Bonamour, le profil du présumé auteur est celui d’un homme déjà connu pour ses comportements violents dans la zone de Mini Ferme, dont la réputation d’agresseur inquiétait les habitants du secteur. La victime, elle, présentait un tout autre visage : originaire de la région du Nord, ADJI n’était installé à Yaoundé que depuis deux semaines à peine lorsqu’il a trouvé la mort.
Désormais placé entre les mains de la justice camerounaise, le suspect devra répondre des faits qui lui sont reprochés devant les juridictions compétentes. Cette affaire illustre, selon la Gendarmerie Nationale, sa capacité à mener des enquêtes dans la durée et sa détermination à ne laisser aucun crime impuni, quelle que soit la complexité de la traque.
Oudiar
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