Le curé de la paroisse Saint-Jean-l’Évangéliste de Gueboba, dans l’arrondissement de Bokito, département du Mbam et Inoubou, région du Centre, est actuellement hospitalisé en soins intensifs à l’Hôpital Général de Yaoundé, après avoir été sauvagement agressé dans la nuit du samedi 21 mars 2026.
Les faits
C’est dans le quartier Gondon, à Bafia, que le drame s’est noué. Des individus non identifiés, armés et déterminés, ont agressé le prêtre avant de lui injecter un produit inconnu dans le sang. Laissé pour mort par ses agresseurs, l’homme de Dieu a d’abord été admis dans une formation sanitaire locale, avant d’être transféré en urgence à l’Hôpital Général de Yaoundé, où il lutte encore pour sa vie sous soins intensifs.
La nature du produit injecté n’a pas encore été officiellement identifiée, ce qui ajoute une dimension particulièrement inquiétante à cette agression délibérée et préméditée.
Solidarité
Le lendemain, dimanche 22 mars 2026, Monseigneur Emmanuel Dassi Youfang, évêque du diocèse de Bafia, accompagné de son collège, s’est rendu au chevet du prêtre hospitalisé. Le prélat a tenu à exprimer sa solidarité sans réserve envers la victime et a lancé un vibrant appel à la paix et à la sécurité pour l’ensemble des citoyens de la région.
Cette attaque n’est malheureusement pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une inquiétante série de violences qui frappe la région du Mbam-et-Inoubou, semant la peur au sein des populations et des communautés religieuses. Que des hommes de Dieu, symboles de paix et de service, deviennent la cible de tels actes criminels témoigne d’une dégradation alarmante du tissu sécuritaire dans cette partie du Cameroun.
Face à cette recrudescence de la criminalité, les élites locales sont vivement interpellées. Leur mobilisation est jugée indispensable pour endiguer cette vague de violence et restaurer un climat de sécurité digne pour les populations.
L’agression du curé de Gueboba doit sonner comme un signal d’alarme pour les autorités compétentes. Les populations du Mbam-et-Inoubou attendent des réponses concrètes : identification et arrestation des auteurs, renforcement des dispositifs sécuritaires, et protection effective des personnes vulnérables, qu’elles soient civiles ou religieuses.
En attendant, toutes les prières se tournent vers l’Hôpital Général de Yaoundé, où un serviteur de Dieu se bat pour sa vie après avoir été lâchement attaqué par ceux-là mêmes qu’il s’était consacré à servir.
Oudiar
Un prêtre agressé et empoisonné à Bokito, l’évêque de Bafia au chevet de la victime

