Société

Tragédie à Donekeng, un crime barbare bouleverse Bafia

La quiétude du village de Donekeng, dans le département du Mbam-et-Inoubou, a été violemment rompue mardi 13 janvier 2025 par la découverte d’un acte d’une extrême sauvagerie. Dong À Gbaram, un père de famille estimé, a été retrouvé sans vie après avoir été porté disparu depuis plusieurs jours. Les circonstances horrifiques de sa mort ont profondément traumatisé la région de Bafia.

D’après les informations préliminaires, l’homme aurait été enlevé le 7 janvier 2025. C’est finalement dans un secteur boisé de Kôdo que son corps a été localisé, cinq jours après son rapt. Le déroulé du drame, encore en cours d’élucidation, prend une tournure cauchemardesque : le suspect aurait essayé de remettre à une marchande du village ce qu’il présentait comme de la viande de gibier, mais qui s’est avéré être des restes humains.
Méfiance
Éprouvant un légitime doute face à cette proposition, la commerçante a immédiatement donné l’alerte auprès de son entourage. Son geste a soulevé l’effroi et la colère des villageois, et a enclenché une réaction rapide. Cette vigilance a permis la mobilisation des habitants et des autorités, qui ont ouvert sans délai une enquête pour reconstituer les faits.
Cependant, l’individu pointé du doigt par les témoins aurait pris la fuite avant que les forces de l’ordre n’interviennent. Il reste pour l’heure introuvable, en dépit des recherches menées dans la zone. Cette disparition alimente l’angoisse au sein d’une population déjà sous le choc, craignant de potentielles récidives.
Interrogations
Ce fait divers abominable soulève de graves questions quant à la sûreté des campagnes camerounaises. Comment un enlèvement, un meurtre et une tentative de dissimulation aussi macabre ont-ils pu se produire sans éveiller plus tôt les soupçons ? Quelles défaillances ont rendu un tel forfait possible ? Enfin, combien d’actes similaires passent sous silence, par crainte ou par fatalisme ?

L’épisode de Donekeng révèle aussi le rôle essentiel de la cohésion sociale. C’est le réflexe judicieux d’une villageoise qui a permis de dévoiler l’horreur. Dans des territoires parfois isolés, l’entraide et la vigilance collective constituent souvent une barrière cruciale contre la violence.
Aujourd’hui, la famille de Dong À Gbaram est en deuil, et une communauté entière exige que la justice soit rendue. Les services de sécurité, pleinement engagés, assurent multiplier les efforts pour capturer le fugitif et établir l’intégralité des faits.
Oudiar

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