Dans la soirée du 8 novembre 2025, les forces du BIR Delta ont arraisonné un bateau au large d’Idabato, découvrant à son bord des dizaines de migrants en situation irrégulière ainsi qu’une quantité considérable de produits illicites.
Après avoir conduit l’embarcation vers Jabane pour inspection approfondie, les autorités ont découvert un stock important comprenant approximativement 200 sacs de chanvre indien, un nombre équivalent de paquets compressés de la même substance, et 300 conditionnements de Tramadol prévus pour être écoulés illégalement. La destruction de ces produits prohibés s’est déroulée le 24 novembre sous la supervision du représentant administratif d’Idabato et des responsables sécuritaires.
L’autorité administrative locale a félicité l’efficacité des militaires du BIR Delta, soulignant leur rôle crucial dans la sécurisation de la région de Bakassi.
Toxicomanie croissante
La toxicomanie chez la jeunesse camerounaise connaît une progression alarmante. Selon les données du Comité national de lutte contre la drogue, environ 15% des jeunes du pays ont recours aux stupéfiants, avec des perspectives d’aggravation. L’organisme préconise une approche axée sur la prévention et l’éducation pour contrer ce phénomène.
En juin 2024, lors de la commémoration de la journée mondiale contre les stupéfiants, la Commission des droits de l’Homme du Cameroun révélait qu’un cinquième des jeunes scolarisés avaient expérimenté des substances illicites. Parmi eux, une proportion non négligeable maintient une consommation habituelle, particulièrement dans la tranche d’âge des 20-25 ans, avec une incidence notablement plus marquée dans les établissements éducatifs.
Les produits les plus répandus incluent principalement le chanvre indien combiné au tabac, le Tramadol – particulièrement prisé par les conducteurs de taxis-motos et impliqué dans de nombreux sinistres routiers -, ainsi que d’autres substances comme la cocaïne, les produits volatils et l’héroïne. La Commission attirait également l’attention sur le positionnement du Cameroun comme territoire d’importation significative et de transit pour le cannabis, notamment vers les nations voisines d’Afrique de l’Ouest.
Oudiar
Idabato, saisie et destruction d’un chargement de drogues par les forces de sécurité

