La ville de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, a été marquée par un événement tragique survenu le 25 novembre 2025. Le gendarme Djeufack Ivan a trouvé la mort lors d’une agression perpétrée alors qu’il se déplaçait sur une motocyclette dans l’espace urbain. Des éléments armés affiliés aux mouvements séparatistes sont identifiés comme les auteurs de cette attaque mortelle.
Le défunt était natif de Fongo Tongo, localité située dans le département de la Menoua. En servant au sein des forces de maintien de l’ordre dans une zone caractérisée par une instabilité chronique, il assumait une mission particulièrement exposée. Son décès vient s’ajouter au tribut déjà lourd payé par les personnels sécuritaires déployés dans cette partie du territoire national.
Sa disparition plonge son entourage familial dans l’affliction et affecte profondément le corps auquel il appartenait.
Hostilités persistantes
Cet homicide s’inscrit dans une séquence d’agressions délibérément dirigées contre les représentants des institutions de sécurité. La région du Nord-Ouest demeure un espace où les affrontements et les actes de violence continuent de compromettre la quiétude des populations et la stabilité générale.
Les formations armées non-étatiques qui opèrent dans la zone maintiennent une pression constante, utilisant des tactiques d’intimidation et des actions létales pour affirmer leur présence et contester l’autorité gouvernementale.
Attentes
Cette perte humaine supplémentaire met en évidence l’urgence d’une révision des stratégies de protection des agents de l’État qui exercent dans des environnements hostiles. Les instances dirigeantes sont confrontées à la nécessité de renforcer substantiellement les dispositifs sécuritaires afin de limiter l’exposition de leurs effectifs et de garantir leur intégrité physique.
Au-delà des considérations tactiques, la situation actuelle interpelle sur la nécessité d’explorer des voies permettant de désamorcer les tensions structurelles qui alimentent ce cycle de violence. Les voix qui s’élèvent au sein de la société civile, tant localement qu’à l’échelle nationale, plaident pour une cessation des hostilités et encouragent l’adoption d’approches privilégiant l’échange constructif plutôt que l’affrontement.
La pacification durable de cette région passe inévitablement par une combinaison d’actions sécuritaires efficaces et d’initiatives visant à recréer un climat de confiance entre les différents protagonistes du conflit. Seule une démarche inclusive et orientée vers la réconciliation pourra espérer briser le cercle vicieux qui perpétue les souffrances et retarde le retour à la normalité.
Oudiar
Bamenda, un gendarme tué dans une attaque

