Dans le deuxième arrondissement de Bafoussam, les autorités ont découvert le corps d’un jeune homme de 21 ans, mécanicien de profession, retrouvé enterré à l’intérieur d’une maison. Derrière ce crime sordide se cache une machination ourdie par quelqu’un de son propre entourage.
Tout commence par ce qui ressemblait à une opportunité commerciale. Le jeune homme est approché par une connaissance lui proposant un lot de pièces détachées à prix réduit, susceptible de générer un bénéfice intéressant pour son activité. Il quitte son domicile pour finaliser la transaction. Il ne rentrera jamais.
Face à son absence prolongée, sa famille s’alarme rapidement et finit par signaler sa disparition aux forces de l’ordre. Peu après, des individus prennent contact avec ses proches pour réclamer 800 000 francs CFA, prétendant le détenir contre rançon.
C’est cette communication téléphonique qui va faire basculer l’enquête. En remontant la trace du numéro utilisé pour les appels, les enquêteurs identifient et interpellent un suspect. La fouille de son domicile s’avère déterminante : la carte SIM appartenant à la victime y est retrouvée, tout comme le téléphone ayant servi aux demandes de rançon.
Confronté à ces éléments, le suspect -un membre de la belle-famille de la victime – finit par avouer. Il guide ensuite les autorités jusqu’à l’endroit où le corps a été dissimulé : enterré à même le sol à l’intérieur d’une habitation. Les sapeurs-pompiers ont procédé à l’exhumation d’une dépouille en état de décomposition avancée.
La demande de rançon apparaît désormais comme une manœuvre cynique : la victime était vraisemblablement déjà morte lorsque ses proches négociaient pour sa libération. Deux complices présumés sont encore activement recherchés.
Cette affaire, marquée par la trahison d’un membre de l’entourage familial, suscite une vive émotion à Bafoussam et une demande forte de justice de la part de la communauté locale.
Oudiar
Bafoussam, un jeune mécanicien tué et enterré par un proche

