Yaoundé, quartier Elig Essono — Une découverte macabre a plongé le quartier Elig Essono dans la consternation. Les corps sans vie de deux jeunes femmes ont été retrouvés non loin de l’immeuble Jaco, au carrefour de la boîte de nuit Le Binôme, à quelques encablures de l’État-Major de l’Armée de Terre (EMAT).
Traces de violence extrême
La scène découverte par les premiers témoins était d’une horreur insoutenable. Les deux victimes, dénudées, gisaient sur des cartons, entourées de grosses pierres ayant manifestement servi à les lapider. Leurs corps portaient les stigmates d’un acharnement barbare : dents cassées, yeux crevés, visages broyés et fortement tuméfiés. L’une des victimes avait son appareil dentaire brisé. Elles avaient également été égorgées. Tout porte à croire que le ou les auteurs de ce crime odieux les ont sérieusement martyrisées avant de leur ôter la vie. Par ailleurs, selon des sources concordantes, l’une des deux jeunes femmes était enceinte.
Parmi les victimes, la nièce d’un conseiller régional
L’une des deux victimes a été formellement identifiée : il s’agit d’Armelle Claude NGONO NANGA, fille d’Eugène NGONO, inspecteur des impôts et ancien Chef du Centre Régional des Impôts du Littoral 1 à Bonanjo. La jeune femme était également la nièce du Conseiller Régional du Centre, Alima NGAH. Originaire d’Ovang, dans le département de la Lekié (arrondissement de Monatélé), Armelle Claude laisse derrière elle une famille dévastée.
C’est vers 9 heures du matin que la police a contacté son père, Eugène NGONO, pour lui annoncer la terrible nouvelle. Pour cet homme, le monde s’est littéralement écroulé à cet instant.
Milieu à risque
Des indiscrétions rapportent que l’une des deux jeunes femmes était régulièrement aperçue à la gare ferroviaire d’Elig Essono, un endroit réputé pour être un haut lieu de la pègre et de la consommation de stupéfiants à Yaoundé. Cette information, si elle est confirmée, pourrait constituer une piste sérieuse pour les enquêteurs chargés de l’affaire.
Enquête ouverte
Ce double meurtre d’une cruauté rare soulève une fois de plus la question de l’insécurité à Yaoundé. La capitale camerounaise, qui a déjà été endeuillée par plusieurs faits divers violents ces derniers temps, voit son image ternie par des actes d’une violence que rien ne semble pouvoir justifier.
Les autorités compétentes ont été saisies. Une enquête est en cours pour identifier le ou les auteurs de ce crime abominable et faire la lumière sur les circonstances exactes du drame.
En attendant, Yaoundé retient son souffle. Yaoundé fait peur.
Oudiar
Double meurtre à Elig-Essono, deux jeunes femmes retrouvées mortes dans des circonstances atroces

