Politique Société

Dépouille d’Anicet Georges Ekane bloquée à la morgue, la famille demande la levée des restrictions

Depuis plusieurs jours, le corps de l’opposant d’Anicet Georges Ekane reste consigné à la morgue de l’Hôpital Central de Yaoundé, sous contrôle des autorités. Sa famille exige désormais des réponses.
Le 29 décembre 2025, le cabinet d’avocats H.B. Tiakouang Meli a transmis une requête au Ministre Secrétaire d’État à la Défense en charge de la Gendarmerie. L’objet : obtenir l’autorisation de récupérer le corps du défunt Anicet Georges Ekane, actuellement retenu à la morgue de l’Hôpital Central.

Cette démarche judiciaire émane de la veuve, Sogue Jeanne Edwige, accompagnée des enfants et proches du disparu. Tous réclament le droit élémentaire d’organiser des funérailles dignes pour leur être cher.
Obsèques suspendues
Selon le courrier adressé aux autorités, la famille a déjà entamé les préparatifs funéraires. Les arrangements logistiques sont en cours, la mobilisation familiale s’organise. Mais tout reste suspendu à une décision administrative qui tarde à venir.
Le cabinet d’avocats précise dans sa correspondance que l’ensemble des frais liés à la conservation du corps seront réglés dès que l’autorisation sera accordée. Cette garantie financière vise à lever tout obstacle matériel pouvant justifier le maintien des restrictions.
Au-delà du cas particulier d’Anicet Georges Ekane, cette situation interroge sur les mécanismes qui permettent de retenir indéfiniment une dépouille mortuaire. Quelles sont les raisons légales justifiant un tel blocage ? Existe-t-il une enquête en cours nécessitant la conservation du corps ? Les autorités ont-elles informé la famille des motifs précis de cette rétention ?
Ces questions demeurent sans réponse publique à ce jour. Le silence des institutions face à la détresse d’une famille endeuillée alimente incompréhension et sentiment d’injustice.
Deuil transformé en épreuve administrative
Pour les proches d’Anicet Georges Ekane, l’impossibilité d’organiser les funérailles ajoute une souffrance supplémentaire au chagrin du deuil. Chaque jour qui passe sans possibilité d’inhumer leur défunt prolonge une attente devenue insupportable.
La période des fêtes de fin d’année, traditionnellement consacrée aux retrouvailles familiales, prend pour cette famille les contours d’un cauchemar bureaucratique. À quelques heures de l’année 2026, l’espoir d’une résolution rapide s’amenuise.
La démarche du cabinet H.B. Tiakouang Meli transcende la simple procédure juridique. Elle constitue un appel à la compassion des autorités compétentes, une demande de reconnaissance du droit fondamental à accompagner dignement ses morts.
Les avocats de la famille insistent sur la nécessité d’une décision rapide, permettant aux proches d’Anicet Georges Ekane de tourner cette page douloureuse dans le respect des traditions et de la mémoire du défunt.
Combien de temps les autorités peuvent-elles légalement retenir un corps ? Quels sont les recours dont disposent les familles ? Quelles garanties existent pour éviter les abus ou les rétentions injustifiées ?
Autant de questions qui dépassent le cas Ekane et appellent une réflexion plus globale sur l’encadrement juridique de ces situations.
À l’heure où cet article est publié, aucune réponse officielle n’a été apportée à la requête de la famille. Le corps d’Anicet Georges Ekane demeure à la morgue de l’Hôpital Central, dans l’attente d’une décision administrative qui se fait attendre.
Sa veuve, ses enfants et l’ensemble de ses proches espèrent désormais que les autorités feront preuve de diligence et d’humanité face à leur demande légitime. Le droit à un dernier adieu ne devrait jamais devenir un privilège soumis aux aléas bureaucratiques, mais rester ce qu’il doit être : un droit fondamental, universel et inaliénable.
Oudiar

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez peut-être

Société

Cameroun : Des dizaines de boutiques partent en fumée dans un gigantesque incendie à Olézoa

Yaoundé : Un incendie s’est déclenché ce mardi dans des commerces à Olézoa, un quartier situé dans le 3e arrondissement
Politique

Qui remplacera John Fru Ndi à la tête du SDF ?

Les potentiels successeurs de Fru Ndi à la tête du Sdf se dévoilent Les Camerounais connaîtront le nouveau président du