L’administration américaine a annoncé mardi 2 décembre l’arrêt du traitement des demandes de résidence permanente et de citoyenneté provenant de 19 nations considérées comme présentant des risques élevés. Cette mesure intervient après un incident armé survenu fin novembre dans la capitale américaine.
Suspension
Cette décision touche les ressortissants de pays déjà soumis à des restrictions de voyage depuis juin, auxquels s’ajoutent sept autres nations. Les demandes de cartes vertes et les procédures de naturalisation sont désormais bloquées pour ces populations.
Parmi les nations africaines visées figurent le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie, le Soudan, le Burundi, la Sierra Leone et le Togo. La liste inclut également l’Afghanistan, la Birmanie, Haïti, l’Iran, le Yémen, Cuba, le Laos, le Turkménistan et le Venezuela.
Cette suspension s’inscrit dans une politique migratoire stricte mise en œuvre par Washington. L’administration a également gelé l’examen des demandes d’asile suite à l’attaque du 26 novembre, qui a causé la mort d’un membre de la garde nationale.
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, avait auparavant exprimé sur les réseaux sociaux son soutien à des mesures d’interdiction d’entrée élargies. Le président américain a également tenu des propos très durs concernant certains pays sources de migration.
Obstacles juridiques
Le programme d’expulsions massives prévu rencontre de nombreuses résistances judiciaires. Plusieurs tribunaux ont statué que les personnes concernées devaient pouvoir exercer leurs droits légaux, ralentissant ainsi la mise en œuvre de ces politiques.
Oudiar
Les États-Unis interrompent le traitement des dossiers d’immigration pour 19 nations

