La disparition du leader du Manidem suscite des réactions diplomatiques. Deux missions occidentales établies à Yaoundé ont publiquement exprimé leurs préoccupations concernant les conditions du décès de cette figure de l’opposition.
La représentation britannique a manifesté son affliction face à cette tragédie survenue pendant la période de détention du responsable politique. Tout en adressant ses sympathies aux proches du disparu, Londres salue l’initiative des autorités camerounaises d’ouvrir une investigation. Toutefois, la diplomatie britannique insiste pour que cet examen soit conduit avec rigueur et clarté, sans zones d’ombre.
Le Haut-Commissariat britannique va plus loin en encourageant Yaoundé à renforcer les dispositifs assurant la protection, le bien-être et les droits fondamentaux de toutes les personnes incarcérées. Les autorités britanniques affirment leur disponibilité à soutenir ces initiatives.
De son côté, la mission canadienne partage une préoccupation similaire. Ottawa juge troublantes les circonstances entourant cette mort et souhaite qu’une lumière complète soit faite sur cet événement. Les représentants canadiens ont transmis leurs interrogations directement aux instances gouvernementales camerounaises.
Dans leur communication, les diplomates canadiens soulignent la nécessité de garantir le respect des libertés individuelles et d’adopter une démarche transparente dans le traitement de ce dossier sensible.
Ces prises de position diplomatiques reflètent l’attention internationale portée à cette affaire et l’attente d’explications crédibles sur les événements ayant conduit au décès du président du Manidem.
Oudiar
Décès d’Anicet Ekane, Londres et Ottawa réclament des éclaircissements

