La justice norvégienne a placé Lucas Cho Ayaba sous mandat de dépôt dans le cadre des enquêtes sur les exactions commises pendant la crise anglophone qui secoue les deux régions du Nord-ouest et du sud-ouest depuis bientôt 10 ans.
La cellule spécialisée Kripos a rassemblé des éléments probants au cours d’une investigation de longue haleine. En sa qualité de commandant des Forces de défense de l’Ambazonie, l’accusé fait face à des allégations graves portant sur sa participation présumée à l’organisation d’actions militaires contraires aux normes humanitaires internationales. Le dossier d’accusation comprend notamment des faits liés aux destructions d’établissements éducatifs, au déploiement d’explosifs improvisés dans des zones habitées et à l’élimination de personnes civiles suspectées de déloyauté.
La magistrate Anette Berger a confirmé l’engagement d’Oslo dans l’application de ses obligations légales internationales. En mobilisant la compétence universelle, le royaume scandinave affirme son rôle dans la lutte contre l’impunité des crimes internationaux, autorisant la poursuite d’individus présents sur son territoire indépendamment du lieu des faits ou de l’origine des victimes.
La demande de prolongation de la garde à vue d’Ayaba Chuo établit une jurisprudence en matière de responsabilité pénale des dirigeants séparatistes basés en Occident. La défense doit désormais affronter un dossier qui dépasse largement le cadre de l’engagement politique pour entrer dans celui de la culpabilité individuelle pour des exactions armées.
Cette détention démontre que le statut de demandeur d’asile ne garantit plus l’immunité face à des accusations de violations des droits humains.
Oudiar
Un responsable séparatiste camerounais poursuivi pour crimes de guerre en Norvège

