Société

Nkolbisson, une mère tue ses trois enfants et se suicide, dévastée par les infidélités répétées de son mari

Un drame familial d’une violence inouïe a endeuillé le 7e arrondissement de Yaoundé dans la nuit du lundi 16 février 2026. Une femme est suspectée d’avoir ôté la vie à ses trois jeunes enfants avant de mettre fin à ses propres jours, incapable de supporter plus longtemps les trahisons conjugales répétées de son époux.
Scène d’horreur
C’est dans la stupeur et l’incrédulité que la capitale camerounaise s’est réveillée au lendemain de cette nuit tragique. Dans le quartier Nkolbisson, situé dans le 7e arrondissement de Yaoundé, les premiers témoins qui ont pénétré dans la maison ont été confrontés à une scène d’une horreur absolue : les corps sans vie de trois enfants en bas âge, gisant à l’intérieur du domicile familial.
La mère, encore en vie à l’arrivée des premiers secours mais présentant de graves blessures, n’a pu être sauvée. Elle a rendu l’âme peu après, malgré les tentatives désespérées de stabilisation des équipes médicales. Une mère, trois enfants : quatre vies emportées en une seule nuit de désespoir.
Détresse annoncée, des signaux ignorés
Selon des proches et des sources familiales, la tragédie n’est pas survenue sans avertissement. La jeune femme se plaignait depuis longtemps des infidélités répétées de son époux, qu’elle vivait comme une humiliation insupportable et quotidienne. Elle aurait confié à son entourage être victime de trahisons conjugales à répétition, et présentait depuis plusieurs semaines des signes manifestes de détresse psychologique profonde.
Des témoins rapportent qu’elle menaçait parfois son mari lors de disputes, lui déclarant : « Si tu continues à me tromper, je vais tuer les enfants un jour. » Ces propos, perçus par l’entourage comme des manifestations de colère ou de désespoir, n’ont pas déclenché de prise en charge médicale ou sociale adaptée. Personne n’avait mesuré la gravité réelle de la situation.
Des sources proches de la famille confirment qu’elle avait également des tendances suicidaires et parlait souvent de « partir avec ses enfants ». Ces signaux, pourtant alarmants, n’ont malheureusement pas conduit à une intervention préventive.
Enquête ouverte, communauté sous le choc
Les autorités compétentes ont ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce quadruple drame. Les investigations devront établir la chronologie précise des événements, l’état psychologique de la mère dans les jours précédant le drame, et déterminer si des mesures d’alerte ou de protection auraient pu être activées à temps.
Dans le quartier Nkolbisson comme dans l’ensemble de Yaoundé, la nouvelle a suscité une vague d’émotion et d’indignation. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Camerounais expriment leur consternation et appellent à une meilleure prise en compte de la santé mentale, en particulier dans les situations de violence conjugale psychologique.
Ce drame soulève une question : jusqu’où peut mener la souffrance conjugale lorsqu’elle n’est ni reconnue ni prise en charge ? L’infidélité répétée, vécue comme une humiliation profonde et systématique, peut constituer une forme de violence psychologique aux conséquences dévastatrices sur l’équilibre mental de la victime. Lorsque cette détresse n’est pas identifiée et accompagnée, elle peut conduire aux actes les plus irréversibles.
Oudiar

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