Entre accusations du COMICA, défense de la communauté Massa et ultimatum à cinq jours, le règne de la reine de beauté est sérieusement menacé.
Quelques mois seulement après son couronnement, Miss Cameroun 2025, Mademoiselle Josiane HARANGADA GOLONGA, se trouve au centre d’une controverse qui pourrait lui coûter sa couronne avant la fin de son mandat. Le Comité d’Organisation Miss Cameroun (COMICA) et la lauréate semblent engagés dans un bras de fer dont l’issue reste incertaine, tandis que la communauté Massa, dont elle est originaire, a décidé de monter au créneau pour défendre celle qu’elle considère comme sa représentante.
Les accusations du COMICA
Selon le Comité, Josiane aurait abandonné ses fonctions sans justification valable et refusé à plusieurs reprises de participer aux événements organisés par les partenaires officiels du concours, en particulier Canal 2, l’un des acteurs clés de l’écosystème Miss Cameroun.
Le COMICA lui reproche également d’avoir été l’unique détentrice des clés du véhicule mis à sa disposition, qu’elle aurait restitué dans un état jugé insalubre. Sur le plan relationnel, l’institution accuse la miss d’avoir tenu des propos irrespectueux à l’égard de sa présidente et d’avoir bloqué certains membres du Comité sur les réseaux sociaux. Plus grave encore, Josiane aurait formellement interdit au COMICA d’utiliser son image à quelque fin que ce soit, ce qui constitue une entrave directe aux obligations contractuelles généralement associées à ce type de titre.
Face à ces manquements allégués, le COMICA a lancé un ultimatum : Josiane dispose de cinq jours pour se présenter et fournir des explications satisfaisantes. À défaut, elle s’exposerait à une destitution et serait contrainte de rembourser la somme de 13 millions de francs CFA, correspondant notamment aux dons effectués dans la région du Nord et aux frais engagés pour sa participation à une compétition internationale.
La réponse de Josiane, une question de salaire
De son côté, la miss n’est pas restée sans argument. Elle affirme que le COMICA ne lui aurait pas versé sa rémunération pour les mois de décembre et janvier. Le Comité, tout en reconnaissant les faits, nuance la situation en précisant que Josiane ne s’est pas présentée en personne pour percevoir son dû à l’endroit habituel prévu à cet effet. Une subtilité procédurale qui ne règle pas pour autant le fond du problème.
Par ailleurs, le COMICA tient à clarifier un point : il affirme n’avoir aucun lien, direct ou indirect, avec la vie privée de la lauréate, en réponse à ce qui semble être des accusations de harcèlement ou d’ingérence dans son quotidien.
C’est dans ce contexte tendu qu’est intervenue la communauté Massa du Cameroun. Le 9 février 2026, une correspondance officielle, signée par plusieurs représentants et élites de la communauté, a été notifiée à la présidente du COMICA. Le document dénonce avec fermeté ce qui est décrit comme une campagne de dénigrement d’une extrême virulence visant Josiane sur les réseaux sociaux : insultes, rumeurs malveillantes, attaques personnelles et humiliation publique répétée.
La communauté souligne que cette situation relève du cyber harcèlement et interpelle directement le COMICA sur deux points fondamentaux : la sécurité physique et morale de la lauréate, et la protection de son image. L’objectif déclaré est de lui permettre d’achever son mandat dans des conditions dignes, estimant que l’environnement actuel est délétère pour la fonction qu’elle incarne.
Le compte à rebours est désormais lancé. La réponse de Josiane dans le délai imparti déterminera l’issue de cette crise : maintien sous conditions, négociation ou destitution. Dans tous les cas, l’image du concours Miss Cameroun sort fragilisée de cette séquence, à un moment où la lauréate aurait dû être au cœur de sa mission de représentation nationale.
Oudiar

