Un drame passionnel secoue la « ville cruelle » chère à Mongo Beti.
Mbalmayo, cette ville du Centre-Cameroun que le célèbre romancier Mongo Beti avait jadis qualifiée de « ville cruelle » dans son œuvre, vient de confirmer une nouvelle fois ce sombre sobriquet. Un drame d’une violence rare, né des braises d’une passion non assouvie, a plongé un quartier dans la stupeur et l’effroi.
Essengue Landry menait, en apparence, une vie rangée. Père de famille, il vivait avec sa compagne et leurs enfants dans ce que les voisins décrivaient comme un foyer épanoui. Mais comme le rappelle l’adage populaire, « l’homme le plus fidèle du monde dort au moins dans quatre lits ». Essengue n’échappait pas à cette réalité : à l’insu de sa compagne, il entretenait une liaison avec une certaine Ngo Bell Christine.
Drame
Le soir du drame, Ngo Bell Christine réclame à son amant de passer la nuit avec elle. Essengue, peu disposé à satisfaire cette demande, décline et rentre dormir auprès de sa famille. Un refus anodin en apparence, mais qui allait sceller son destin.
Consumée par la jalousie et la frustration de voir ses attentes repoussées, Ngo Bell Christine ne parvient pas à contenir sa rage. Dans la nuit, elle quitte discrètement son domicile, se faufile jusqu’au foyer de son amant et, le surprenant dans son sommeil, le poignarde à mort dans son propre lit.
La compagne d’Essengue, réveillée par le bruit, tombe nez à nez avec la scène macabre. Horrifiée, elle arrache ses enfants à ce cauchemar en fuyant avec eux, criant à pleins poumons pour alerter le voisinage.
La fuite, puis l’arrestation
Ngo Bell Christine tente de prendre la fuite après son acte. Mais alertés par les cris, les habitants du quartier se mobilisent et parviennent à l’interpeller. Elle est ensuite remise entre les mains de la gendarmerie, où elle doit désormais répondre de ses actes.
L’enquête suit son cours auprès des autorités compétentes.
Oudiar

