Les gendarmes ont interpellé les présumés auteurs du meurtre des deux élèves retrouvées sans vie dans une zone boisée de l’arrondissement de Kribi 2e.
La localité de Kienké, dans la région du Sud, reprend progressivement son souffle. Quelques jours après la découverte des corps de deux jeunes filles sur les terres de la Socapalm, la Gendarmerie nationale a annoncé l’interpellation des suspects dans cette affaire qui a profondément choqué la communauté.
Les victimes, Annonena Dili Hana, 22 ans, et Zeh Eyamo Sidonie, 18 ans, toutes deux scolarisées au Lycée Bilingue de Kribi Rural, ont été retrouvées sans vie dans un secteur broussailleux en début de semaine. Les premières constatations ont mis en évidence des traces de violence d’une rare brutalité. L’enquête a rapidement établi que les deux jeunes filles avaient été victimes de viol avant d’être tuées, leurs corps dissimulés dans la végétation pour compliquer leur identification.
Refus d’avances à l’origine du drame
Au fil des investigations, les enquêteurs ont reconstitué le fil des événements. Selon les éléments recueillis, l’une des victimes aurait fait l’objet de harcèlements persistants de la part de l’un des mis en cause. Face à ses refus répétés, ce dernier aurait élaboré un plan visant à attirer les deux camarades dans un guet-apens. Ce piège leur a été fatal.
Appuyés par des témoignages de riverains, les militaires ont remonté la piste des agresseurs et procédé à leur arrestation. Les suspects ont été placés en garde à vue et soumis à des interrogatoires. Ils sont poursuivis pour enlèvement, viol en réunion et assassinat.
Au sein du lycée, la consternation est totale. Enseignants et camarades de classe peinent à reprendre une vie normale après ce drame. Les parents des victimes, dévastés, réclament que la justice soit rendue dans toute sa sévérité. Du côté des élèves, c’est la peur qui domine désormais, notamment sur les trajets entre le domicile et l’établissement.
Oudiar
Kienké, deux lycéennes tuées après un refus d’avances, les suspects arrêtés

