L’anesthésiste-réanimatrice en service à l’hôpital de district d’Obala a été sauvagement assassinée. Son corps grièvement mutilé a été découvert mardi soir à son domicile. Le ministre de la Santé publique a exprimé sa consternation.
Un crime d’une violence inouïe endeuille le corps médical camerounais. Le Dr Assouguena Fouda Marie Armelle, médecin spécialisée en anesthésie-réanimation, a été retrouvée morte à son domicile d’Obala, dans la région du Centre, dans la soirée de mardi. La scène découverte par les premiers intervenants est d’une rare brutalité : la jeune femme a été égorgée, décapitée et amputée d’un membre, gisant dans une mare de sang. Le crime a manifestement été perpétré à l’aide d’une arme blanche.
« C’est avec le cœur lourd et une profonde tristesse que j’ai appris la découverte du corps mutilé sans vie du Dr Assouguena Fouda Armelle », écrit sur X (ancien Twitter) le Dr Manaouda Malachie, Ministre de la Santé Publique
Réaction des autorités
La nouvelle a suscité une vive émotion au sein du gouvernement. Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a été l’un des premiers à réagir publiquement, annonçant la tragédie sur son compte X. Dans un message empreint de douleur, il a rendu hommage à la défunte, la décrivant comme « une professionnelle engagée, une femme dévouée, une sœur, une collègue, qui avait choisi de consacrer sa vie au bien-être des autres ». Il a présenté, au nom du ministère de la Santé publique, ses condoléances les plus sincères à la famille, aux proches et aux collègues du Dr Assouguena, leur assurant « tout le soutien des autorités en cette épreuve si difficile ».
Le Dr Assouguena Fouda Marie Armelle était médecin spécialisée en Anesthésie-Réanimation, affectée à l’hôpital de district d’Obala. Reconnue pour son dévouement et son professionnalisme, elle était très appréciée de ses collègues et patients.
Les circonstances en question
À l’heure où ces lignes sont écrites, les circonstances exactes du crime demeurent inconnues. Les enquêteurs sont à pied d’œuvre pour reconstituer les faits et identifier le ou les auteurs de cet acte d’une violence extrême..
Au-delà de la tragédie personnelle, la mort du Dr Assouguena résonne douloureusement dans l’ensemble de la communauté médicale camerounaise. Dans un pays où les personnels de santé font face à des conditions d’exercice souvent difficiles, ce drame rappelle leur vulnérabilité et la nécessité d’assurer leur sécurité. Collègues, confrères et patients d’Obala rendent hommage à une femme qui avait choisi, au péril de ses propres conditions, de soigner les autres.
Le ministre Manaouda a conclu son message par ces mots : « Que la mémoire du Dr Assouguena demeure vivante dans nos cœurs, et que son âme repose en paix. » Un vœu unanimement partagé, alors que la nation retient son souffle dans l’attente des conclusions de l’enquête.
Oudiar
Dr Assouguena Fouda Armelle retrouvée morte et mutilée à son domicile d’Obala

