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Au moins 12 morts dans une attaque armée contre la communauté bororo à Ntumbaw

Aux environs de 5 heures du matin, le village de Guidado, dans l’arrondissement de Ndu (département du Donga-Mantung), a été le théâtre d’attaques meurtrières visant la communauté bororo, rapportent à Aukmer des sources communautaires concordantes sous anonymat.
Toujours selon les mêmes sources, des hommes armés identifiés comme des combattants séparatistes ambazoniens ont pris d’assaut plusieurs habitations, causant la mort d’au moins douze personnes, parmi lesquelles des femmes, des enfants et des hommes.
Ces témoins oculaires précisent que les assaillants ont agi avec une extrême brutalité. « Des habitant du village ont été abattus dans leurs maisons, tandis que plusieurs logements ont été incendiés, plongeant la population dans la terreur. Les attaques se sont étendues à plusieurs hameaux de la zone de Ntumbaw, semant la panique et provoquant la fuite de nombreux résidents vers la brousse », affirme une source.
Représailles
Ces violences seraient motivées par des représailles. Les séparatistes accusent la communauté bororo d’entretenir des liens avec les forces de défense camerounaises, notamment d’avoir transmis des informations ayant permis une récente opération militaire. Cette opération aurait entraîné la mort d’une dizaine de combattants ambazoniens quelques jours auparavant. En retour, les agresseurs auraient ciblé des civils perçus comme complices, dans une vengeance aveugle qui a frappé des innocents.
Les survivants décrivent des scènes insoutenables : des familles décimées, des enfants tués alors qu’ils dormaient, des femmes abattues en tentant de s’échapper, et des maisons réduites en cendres. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des corps sans vie et des habitants en détresse appelant à l’aide, tandis que des dizaines de personnes errent sans abri ni protection.
Selon une source communautaire, le bilan provisoire fait état d’au moins douze morts, mais des sources locales craignent que le nombre réel soit plus élevé. L’insécurité persistante et l’état dégradé des routes rendent certaines zones difficiles d’accès, retardant l’arrivée des secours et compliquant l’évaluation exacte des pertes humaines.
Ce nouveau massacre des bororos rappelle le conflit armé qui secoue les régions anglophones depuis fin octobre 2026. Régulièrement accusées de collusion avec l’un ou l’autre camp, ces populations nomades, peu protégées, subissent de plein fouet les conséquences d’une guerre prolongée.
Oudiar

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