Assoa Valère Yannick, un jeune homme, a été sauvagement lynché par un groupe de huit hommes, dont le concubin de sa compagne. Après l’avoir tué à coups de bastonnade, les assaillants ont disparu avec le corps. La famille, désemparée, lance un appel à l’aide pour retrouver la dépouille.
L’émotion est vive à Sangmélima et dans la région du Dja-et-Lobo depuis l’annonce du meurtre brutal d’Assoa Valère Yannick. Le drame s’est déroulé hier matin, dans un village situé sur la route de Bengbis, après Sangmélima.
Selon les témoignages recueillis, la victime entretenait une relation amoureuse avec une certaine Yolanda Nyangono. Ce que Yannick ignorait, c’est que cette dernière vivait déjà en couple avec un autre homme, information qu’elle lui aurait cachée.
Guet-apens au bar
Hier, en toute innocence, Yannick s’est rendu dans un bar du secteur pour y boire une bière. C’est à ce moment-là qu’un groupe de huit hommes, parmi lesquels se trouvait le concubin officiel de Yolanda Nyangono, s’est approché de lui. Sans sommation, ils ont passé à tabac le jeune homme à coups de bâton, lui administrant une raclée mortelle.
Ne mesurant pas la gravité de leurs actes sur le moment, c’est seulement après avoir constaté le décès de leur victime qu’ils ont pris conscience de l’irréparable.
Un appel téléphonique qui trahit les assassins
Les meurtriers ont alors eu une idée macabre : ils ont saisi le téléphone de Yannick. Mais dans un geste qui s’est révélé être une erreur fatale, ils ont utilisé le téléphone de Yolanda Nyangono (ou l’un de leurs propres appareils) pour appeler la famille de la victime et leur annoncer le décès.
Immédiatement après, ils ont éteint leurs téléphones portables et pris la fuite, non sans avoir préalablement caché le corps de Yannick dans un endroit tenu secret.
La famille désespérée lance un appel
À l’heure actuelle, la famille d’Assoa Valère Yannick ignore toujours où se trouve la dépouille de leur proche. Aucune information ne leur a été transmise sur le lieu précis du crime ni sur l’endroit où les assassins ont dissimulé le corps.
« Nous ne savons pas où se trouve notre fils. Nous ne savons même pas à qui nous adresser pour pouvoir l’enterrer dignement. S’il vous plaît, aidez-nous à retrouver sa dépouille », confie un proche de la famille, profondément éprouvé.
Les forces de l’ordre mobilisées
Une enquête a été immédiatement ouverte par la police de Sangmélima. Les huit malfrats, activement recherchés, sont toujours en cavale. Les autorités appellent toute personne susceptible de détenir des informations sur ce crime ou sur la localisation du corps à se signaler auprès du commissariat le plus proche.
L’affaire, d’une violence rare, a choqué les habitants de la région. Elle met une fois de plus en lumière les dérives tragiques que peuvent provoquer les conflits amoureux non maîtrisés.
Oudiar

