Société

Makepe sous le choc, le gardien de nuit tue la sœur de kotto bass, Douala retient son souffle

Catherine Bange Eyango, 69 ans, sœur du musicien emblématique Kotto Bass, a perdu la vie dans sa résidence du quartier Makepe Missoke, dans le 5e arrondissement de la métropole camerounaise. Son décès a provoqué une onde de stupeur et d’effroi au sein de la population locale.
Tout indique que le crime a été soigneusement planifié. À la tombée de la nuit, l’homme chargé de surveiller la propriété — le gardien lui-même — a retourné sa mission contre ceux qu’il était censé défendre. En compagnie de plusieurs acolytes dont les identités sont encore inconnues, il a fait irruption dans les espaces de vie de la maison, armé d’objets tranchants.
L’attaque a été d’une violence extrême. Catherine Bange a reçu de nombreux coups, concentrés en particulier sur la région du cou, entraînant une blessure profonde et une perte de sang fatale. Son compagnon, également présent lors de l’agression, n’a pas été épargné et a subi des blessures graves.
Après leur forfait, les assaillants ont pris la fuite. Les secours ont rapidement acheminé les deux victimes vers l’Hôpital Général de Douala. C’est au cours de ce transport que Catherine Bange, malgré un état désespéré, a accompli un dernier acte de lucidité : elle a révélé à son employée de maison l’identité de son agresseur principal, désignant nommément le gardien. Cette déclaration constitue aujourd’hui l’élément central du dossier judiciaire.
Elle n’a pas survécu à ses blessures. Son compagnon, lui, lutte encore pour sa vie en soins intensifs.
Au-delà du deuil qui frappe la famille Bange, ce meurtre met en lumière une inquiétude grandissante à Douala quant à la sécurité au sein même des foyers. Le commissariat du 18e arrondissement, saisi de l’affaire, s’emploie activement à retrouver le ou les suspects en fuite. Cette tragédie soulève des questions urgentes sur les conditions de recrutement et de vérification des antécédents des agents de sécurité privée, dont les motivations demeurent, pour l’heure, inexpliquées.
Oudiar.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez peut-être

Société

Cameroun : Des dizaines de boutiques partent en fumée dans un gigantesque incendie à Olézoa

Yaoundé : Un incendie s’est déclenché ce mardi dans des commerces à Olézoa, un quartier situé dans le 3e arrondissement
Société

Cameroun : Des enregistrements sonores révèlent la mafia contre Samuel Eto’o

Des enregistrements téléphoniques publiés sur les réseaux sociaux camerounais viennent de mettre sur la place publique, le vaste complot ourdi