C’est une découverte macabre qui a plongé le quartier Mbelir, dans la commune de Sangmélima, dans un profond désarroi. Le corps sans vie de Meloundou Mballa, jeune femme en formation dans le domaine des soins infirmiers, a été retrouvé à son domicile ce jeudi, dans des conditions qui laissent peu de doute quant à la nature violente de sa mort.
C’est une odeur insupportable se dégageant de l’appartement qui a alerté les voisins en milieu de semaine. Préoccupés par le silence prolongé de la jeune femme, absente de toute circulation dans le quartier depuis plusieurs jours, ils ont signalé la situation aux forces de l’ordre. À leur arrivée, les policiers ont dû forcer l’entrée du logement pour y trouver la dépouille dans un état de décomposition avancé, indiquant un décès remontant à plusieurs jours.
Les témoignages recueillis auprès des riverains brossent un tableau alarmant du cadre de vie de la victime. Son compagnon, décrit par plusieurs habitants du quartier comme un homme au tempérament violent, était au cœur de disputes régulières avec elle. Ces tensions répétées, bien connues dans l’entourage du couple, constituent désormais un élément clé de l’enquête en cours.
Ce qui aggrave encore les soupçons, c’est la disparition inexpliquée de cet homme depuis la date probable du décès. Injoignable — ses téléphones demeurant éteints —, il n’a depuis lors été ni vu dans les environs ni contacté par ses proches ou son employeur. Cette fuite précipitée, combinée aux antécédents de violence documentés, pousse les autorités à privilégier la thèse criminelle.
Une enquête judiciaire a été ouverte. Une autopsie devrait être ordonnée afin de déterminer avec précision les causes et les circonstances du décès. En attendant, la dépouille de Meloundou Mballa a été transférée à la morgue de l’hôpital de référence de Sangmélima. Ce drame vient hélas allonger la liste des faits divers tragiques frappant la jeunesse dans la région du Sud.
Oudiar
Une élève infirmière retrouvée morte à Sangmélima, le compagnon en fuite

