La communauté éducative camerounaise traverse une période de profonde tristesse. Ce qui avait commencé comme une disparition inexpliquée a pris une tournure dramatique avec la découverte du corps de Mme Jeannette Tikamba, professeure d’espagnol au Lycée de Nkoabang, une localité en bordure de Yaoundé. Sa dépouille a été retrouvée au fond d’un puits, mettant fin à plusieurs jours d’angoisse.
Dès le début de la semaine, l’absence de l’enseignante avait semé l’inquiétude au sein de l’établissement. Collègues et élèves — notamment ceux des classes de 4ème, 3ème et Terminale — s’interrogeaient sur ce silence soudain, si étranger à leur professeure habituellement si présente et engagée.
Ceux qui la côtoyaient décrivent une femme remarquable : pédagogue passionnée, enthousiaste et profondément dévouée à la réussite de ses apprenants. Son énergie communicative et son amour du métier en faisaient l’une des figures les plus appréciées du lycée.
Le corps a été localisé dans un puits situé sur le terrain d’une ancienne propriété familiale lui appartenant, selon plusieurs sources proches du milieu enseignant. L’annonce a plongé toute la communauté scolaire dans la consternation.
Les circonstances exactes du décès restent à établir. Accident domestique, chute accidentelle ou intervention d’une tierce personne — aucune piste n’est pour l’instant écartée ni privilégiée. Les forces de l’ordre ont sécurisé les lieux, procédé aux premières constatations et engagé les auditions nécessaires à la reconstitution des faits.
Le Lycée de Nkoabang porte aujourd’hui le deuil d’une enseignante dont l’absence laisse un vide immense, tant dans les salles de classe que dans le cœur de ceux qui l’ont connue.
Oudiar

